La cuisinière
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Le terme “cuisinier” vient de “cuisine” (seconde moitié du XIIe siècle), dérivant du bas latin cocina,( qui désigne le lieu et l’art) ; la cuisinière est donc définie par son lieu de travail.

 

Mais le métier est loin d’être homogène au XVIIIe siècle :

certains cuisiniers ou cuisinières sont employé(e)s au sein de maisons nobles ou bourgeoises, d’autres sont intégré(e)s dans des corporations, travaillent dans des auberges ou tavernes. Les cuisiniers des grands (souvent des hommes mais pas toujours) ont prestige et salaire conséquent (300-500 livres par an), ceux des petites maisons sont payés plus modestement, mais restent

élevés dans la hiérarchie des domestiques (70-90 livres).

 

Si l’apprentissage du métier se fait par l’oralité et l’imitation à partir du XVIIIe, une grande majorité des cuisiniers et cuisinières apprend à lire et écrire pour faire des listes de courses,

noter les dépenses.

 

L’époque se caractérise par la popularisation des

livres de cuisines : La Cuisinière bourgeoise de Menon, ou Le Cuisinier royal et bourgeois de Massaliot, sont de grands succès de librairie, fournissent des instructions qui révèlent une recherche de raffinement et de simplicité dans la cuisine, et assurent une transmission des goûts aristocratiques aux classes bourgeoises.